Be still like vegetables. Lay like broccoli, she said.

Dans les dernières semaines, j’avais eu une envie soudaine de coucher sur papier l’état d’esprit auquel j’avais accédé.  Les morceaux du puzzles s’étaient remis en place, laissant envisager un avenir qui mettait les étincelles à mes yeux. 

Je prenais de grandes décisions, comme celle de me laisser aller avec ma Giraf, de rêver à une réalité commune, à quitter la métropole pour la banlieue dans un futur rapproché, redevenant du même coup banlieusarde de la rive-nord.  De m’exciter à l’achat de ma première lampe, de faire et défaire mes plans de déco des milliers de fois. 

Le travail m’amenait un désennui, me valorisait et me préoccupait l’esprit, ayant eu trop de temps à tuer, par le passé.  J’étais bonne, j’aimais la dynamique l’entourant, et les horaires différents.  J’avais finalement pris une décision, et je l’assumais pleinement, laissant toutes les possibilités d’avenir miroiter à mes yeux.

Toujours est-il que le week end dernier, lorsque nous visitions le Carrefour Laval pour mon travail, la peur s’est sournoisement et rapidement emprise de moi. 

Mais qu’était-ce ce tremblement, en me penchant?  Mmmm…rien du tout.  Me semble que ça me disait un ptit qql chose, mais ignorons le….

Mais qu’était-ce ces chocs reçus aux jambes, qui étaient fatiguants?  Mmmmm…normal après 15 heures debout. 

Bon, sortons le Célébrex, et jouons à la cachette un tantinet.

Mais pourquoi, le vendredi, me suis-je levé aussi lentement?   Ah, la fatigue seulement, me disais-je!

Toujours est-il que la matinée passa, et que mes facultés de Superwoman qui nit, diminuaient.  Me suis-je vraiment retrouvée à ne plus être capable de faire fonctionner ma jambe gauche, pour entrer dans mon super bolide?  Oui…..Je savais éperduemment ce qui m’attendait.  Tout à été trop vite, une journée et j’étais condamnée à rester au lit, Codéine et cie en ma compagnie.

Je me retrouve donc chez ma Giraf, à quatres pattes, à passer le temps, me droguer amplement, et ça me pue carrément au nez.  Carrément.  Je le redis: carrément sti!

J’ai changé de physio, et la cousine de ma Giraf me fera la réadaptation.  Je ne conduis plus, jusqu’à nouvel ordre, gonflée à bloc de films et de lectures. 

Le plus frustrant dans tout ça, est que nous partions pour Cuba dimanche….un voyage de septembre qui fut remis, dû aux ouragans. Je ne sais honnêtement pas quand, je retournerais au travail, hernies discales au rendez-vous.

J’me sens coupable, de ne pas avoir fait tous mes exercices, de ne pas avoir renforçit mes muscles depuis août.  J’ai peur de la prochaine fois.  Je me sens lâche de ne rien faire (J’ai triché:P, fallait bien faire la vaiselle!), et j’ai peur à 29 ans de ce qui arrivera lorsque j’aurais des enfants.  À mes choix d’avenir, à ma survie financière, à la santé de mon couple, de mon caractère de chien redoublé lors de l’utilisation de narcotiques. 

Ce qui me purge le plus, ce qui me pue au nez, est d’avoir repris le bon chemin, d’avoir fait la paix avec mes choix et mes pensées, pour me finalement me faire couper les deux jambes, dès le début.   J’ai peur.

Assez de lyrage et de victimisation, je retourne à mes minoux, et mon café.

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Classé dans Le squelette du placard

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